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Le Vivant

La biologie de la fin du vingtième siècle a profondément transformé notre regard sur la vie et révélé qu’une capacité à s’autodétruire a paradoxalement permis à la vie d’accomplir son extraordinaire voyage à travers le temps.

MP3 | 79 minutes
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Un univers sans projet

L’une des plus grandes révolutions scientifiques des 150 dernières années a probablement été l’idée que l’ensemble de l’Univers – y compris l’univers vivant qui nous entoure et nous inclut – a émergé et évolué en dehors de tout projet, de toute intentionnalité et de toute finalité à partir d’interactions aléatoires entre les composants élémentaires de la matière. Depuis son origine, ce que nous nommons la vie se déploie sur notre planète en l’absence de tout plan préexistant, faisant émerger, selon les mots de Charles Darwin, « à partir d’un début si simple », le foisonnement « sans fin des formes les plus belles et les plus merveilleuses ».

Le vivant est émergence, transformation, métamorphose, devenir

Si le vivant est nature, et la nature, natura, littéralement « ce qui est en train de naître », cela fait environ quatre milliards d’années que le vivant est en train de naître. Le vivant est émergence, transformation, métamorphose, devenir. Et jusqu’à aujourd’hui, la vie n’a jamais disparu, ne s’est jamais interrompue. Faite de variation et de diversité, de déconstruction et de reconstruction permanentes, la vie, en tant que telle, n’est jamais morte. Mais nous savons aussi que la trame de continuité de la vie est tissée d’incessantes discontinuités : d’une succession d’innombrables fins de mondes dont nous sommes aujourd’hui, avec tous les êtres vivants qui nous entourent, les seuls témoins et les seuls rescapés.

Le récit des origines

Quelle est la nature des relations qu’entretient la vie avec la mort et le temps ? La biologie, entrant en résonance avec nos interrogations les plus intimes et les plus anciennes, nous permet de partir à la découverte du tumultueux récit de nos origines, non pour nous y enfermer, mais pour nous permettre d’essayer librement de mieux inventer notre avenir.

« Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses ». Paul Eluard

Sommaire

  1. Continuités et discontinuités
  2. L’Autodestruction au cœur du vivant
  3. La Vie, la mort, les gènes
  4. De la santé aux maladies
  5. Science et métaphores
  6. Aux origines de la mort
  7. Aux origines du vieillissement
  8. Constructions et reconstructions du vivant
  9. Biologie et éthique